Il était une fois l’Amérique…

Cette aventure est avant tout l’histoire d’une rencontre humaine qui a abouti à diverses collaborations artistiques : Valérie Lussac avec Deborah Brockus (Los Angeles) en 2000, puis avec Mark Yonally (Chicago) en 2003. Comme dans toute démarche artistique, l’échange avec d’autres univers chorégraphiques constitue la base indispensable à tout renouvellement créatif.

C’est en puisant dans des influences proches de ses aspirations que Tapage a rencontré des alter ego artistiques transatlantiques. A partir de ces similitudes mais aussi de ces différences, la directrice artistique et chorégraphe, Valérie Lussac a choisi de développer des projets de création qui ont conduit à des représentations de part et d’autre de l’océan.
« D’elles », 1999-2000
Le son rencontre le mouvement et le tout est orchestré par l’inspiration de deux chorégraphes féminines. Il en résulte une création où le geste du modern’ jazz donne du sens à la rythmique des claquettes dans un souci de réciprocité.

La première tournée a réuni les danseurs des deux compagnies sur les scènes de Pibrac, Castres et Muret, en 1999. L’aventure s’est poursuivie à Los Angeles en février 2000.
« C’est un projet gagnant en collaboration, monté sur la base commune de l’amour du rythme, de l’inventivité, et l’amour d’être sur scène devant un public. Le résultat de ce mélange est l’harmonie entre la joie que dégage un danseur de claquettes à « jouer » de la musique, mêlé à l’élégance du danseur de jazz. » — La Dépêche du Midi — février 1999.
« Liaisons/Encounters », 2003-2004/2006-2007/ 2011-2012
La synergie Tapage – Chicago Tap Theatre (Chicago)
C’est l’histoire d’une rencontre atypique entre un homme et une femme avec toutes les différences de vision artistique que cela comporte. Au delà de ces contrastes, leurs créations développent l’idée d’une énergie commune entre deux univers singuliers et complémentaires à la fois.

Tous deux mêlent leurs arts respectifs pour créer Liaisons/Encounters dans lequel s’inscrivent 22 danseurs français et américains.

« Les compagnies de claquettes se définissent rarement par le terme « conceptuel », plus souvent employé en association avec la danse contemporaine. Mais Tapage, la compagnie de Toulouse, transforme les conversations rythmiques inhérentes aux claquettes en chorégraphies intelligemment originales. Ce spectacle enrichissant, présentant le travail de Mark Yonally, directeur artistique de Chicago Tap Theatre, et de Valérie Lussac, chorégraphe de Tapage, a montré la différence pourtant complémentaire des 2 compagnies . Les chorégraphies de Valérie Lussac alternent l’humour et la profondeur psychologique . Pour vous faire une idée plus claire de Tapage, essayez d’imaginer la fusion réussie entre Martha Graham et Marcel Marceau dans une compagnie de claquettes. « Liaisons » a démontré qu’avant tout, les claquettes sont un langage d’émotions humaines que l’on partage. » — The Chicago Tribune – avril 2004.
La nouvelle collaboration des 2 compagnies pour la saison 2011-2012 donnera lieu à une série de spectacles en Afrique du Sud.

Les rencontres nationales de la FFD

La compagnie présente ses travaux aux rencontres nationales de la Fédération Française de Danse (FND) pendant ses premières années d’existence. Tapage n’est qu’à ses balbutiements et recherche encore des pistes de travail.
Mais il s’agit de confronter les créations de la compagnie avec l’avis de professionnels du monde de la danse, étape cruciale pour Tapage.

 » Et dire que je te parle  »

Compagnie Tapage enfant : prix spécial du jury pour la recherche artistique aux rencontres nationale de la fédération française de danse à Charleville Mézières (1994).

 » Humeurs  »

« Un banc de poissons frétillants a envahi la scène ».
Présenté aux Rencontres chorégraphiques départementales, régionales et Nationales de la Fédération Française de Danse (1997).

 » Reach  »

Reach est l’un des ballets phares de la compagnie. La mise en scène est sophistiquée : introduction de décors sur scène, jeu de tableaux, musique jazz contemporaine. Une pièce « picturale », digne des maîtres italiens, avec une palette d’éclairages toute en clairs/obscurs.
« Ouvre sa cage à l’oiseau triste, il se condamne vite, vite. A la rigueur de ses limites. Dans les tristesses moins visibles de tous les autres impossibles, il chante, chante : je suis libre. La liberté de ne plus l’être commence aux portes et fenêtres ».
Présenté aux Rencontres chorégraphiques départementales, régionales et nationales de la Fédération Française de Danse à Antibes (1998).

Valérie Lussac

Valérie Lussac prend en 1992, la direction de l’école de claquettes toulousaine la Cour des Riffs. Très vite, elle se détache des claquettes « classiques » pratiquées sur les scènes de Broadway et part à la recherche d’un nouveau style de danse. Elle travaille le Rhythm Tap aux Etats-Unis avec des grands noms des claquettes : Sarah Petronio, Dianne Walker, Heather Cornell, Charles Honi Coles, Gregory Hines, Eddie Brown, Sam Weber, Lynn Dally et Fred Strickler.

Mais les rythmes et les sons des claquettes ne lui suffisent pas pour s’exprimer. Encouragée par Fred Strickler et Lynn Dally (directrice du célèbre Jazz Tap Ensemble), tous deux anciens danseurs modernes, elle va puiser dans les techniques contemporaines et jazz qui vont désormais accompagner les frappes de claquettes dans leur discours.

Ainsi, elle unit ces deux moyens d’expression pour ne faire qu’un langage des pieds et de celui du corps, ce qui lui permet d’exprimer les émotions de la vie à travers des créations dont l’outil principal reste les claquettes.
Les danseurs qu’elle choisit viennent de tous les horizons, n’ont rien en commun si ce n’est leur passion de la danse et des claquettes mais donnent tous sans compter leur cœur et leur expérience qui s’expriment librement sur scène.

La tristesse, l’amour, l’humour, la colère, le doute et les certitudes traversent sa scène. Ses créations sont rythmiques, techniques et bien plus….C’est la première fois qu’une chorégraphe de claquettes joue avec autant de dextérité des émotions de l’homme face à la vie.

Influences chorégraphiques : Philippe DECOUFLE, Billy SIEGENFELD, Martha GRAHAM, Bob FOSSE, Cirque du soleil

Univers Musical : le plus éclectique possible, avec cependant des influences jazz, électronique, (Gotan Project), chansons à texte (NOUGARO, BREL), percussions…